Pourquoi ? 1- Pour nous rappeler que l'espace public est le nôtre, et que nous pouvons faire grandir en lui l'espace d’une convivialité. 2- Pour apprendre ensemble ce que signifie véritablement une responsabilité collective. 3- Pour apprivoiser ce que peut vouloir dire encore aujourd'hui notre liberté d'expression. 4- Pour que les cultures populaires puissent vivre et coexister dans leur diversité : de nombreuses associations de quartier, bien implantées, voient leur activité diminuée ou anéantie, faute de subventions et de soutien. En 2013, Marseille est censée devenir une capitale européenne de la culture : est-ce que cela se fera sans ses habitants ? ramène ta mère à la plaine from javadespirates on Vimeo. Il était une fois… 50 personnes enjouées balayent le Cours Julien en ce samedi 8 octobre à 10h, nettoient la fontaine de ses déchets, posent moquettes et coussins, accrochent pancartes et sculptures aux arbres, partagent croissants et cafés, dans une belle humeur spontanée, […]
Présentation du Sommet Citoyen sur les Migrations intitulé "Des ponts pas des murs", qui a eu lieu les 17 et 18 octobre 2008 à l'initiative de plus de 300 organisations. Ce film montre la tentative de citoyens et de représentant d'associations de proposer d'autres politiques migratoires que celles proposées par nos états. A voir ! Desponts, pas des murs envoyé par association_anthelie "Préoccupées par le caractère essentiellement sécuritaire du traitement des flux migratoires, entraînant des milliers de morts, et par les choix économiques mis en œuvre qui maintiennent le continent africain en marge du développement, des organisations de la société civile du Nord et du Sud ont décidé d’organiser un sommet citoyen sur les migrations, les 17 et 18 octobre prochains à Paris." voir : http://www.despontspasdesmurs.org Plus de vidéos sur : http://www.dailymotion.com/association_anthelie
Voici la vidéo d’un week-end de réflexion organisé par des jeunes du CCFD sur le thème « Quel sens pour le développement ? » en avril 2008. Ce week-end réunissait des jeunes de France et des professionnels du milieu associatif issues de plusieurs pays du Sud. L’objectif était de pouvoir partager ensemble leurs questions sur le monde, sur nos modes de vie, sur nos modèles de « développement », sur l’avenir que nous voulons construire ensemble,… Pour en savoir plus le mieux c’est de regarder la vidéo… Quel sens pour le développement ? - Week-end jeunes du CCFD envoyé par caravanesatd Et de faire un tour le blog : - http://parmenie-et-parlemonde.blogspot.com/ Né à la suite d'une rencontre sur une colline du dauphiné, ce blog est un espace pour continuer à échanger et à agir pour inventer et faire exister une Terre plus solidaire. Soyez les bienvenu-E-s
Quels enseignements tirer de l'Arche de Zoé ? La solidarité un coup de cœur ou un engagement durable ? Ce texte est extrait du journal Feuille de Route n° 372 publié par ATD Quart Monde en avril 2008 http://www.atd-quartmonde.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=12 La mésaventure de l'association Arche de Zoé a fait couler beaucoup d'encre en France et dans bien d'autres pays. Partis au Tchad pour sauver des enfants orphelins victimes du conflit au Darfour et promis à l'adoption en France, les responsables se sont fait arrêter et juger pour vol d'enfants soudanais... non orphelins. Bien qu'exceptionnelle, cette affaire nous invite à réfléchir sur les limites de nos interventions, au nom de l'humanitaire. À notre époque, on remarque beaucoup de compassion, d'empathie ou de « révoltisme » (se révolter pour tout). Ce n'est pas critiquable en soi mais souvent le bon sentiment passe avant le raisonnement : on donne aux sans-abri ou pour les victimes du tsunami parce que c'est bien ou en […]
Le responsable d’une ONG travaillant dans un pays du Sud disait récemment : « Pour un occidental qui part plein d'enthousiasme participer à un projet de développement au Sud, dix occidentaux y sont déjà et font des dégâts qui nécessiteraient des milliers de projets de développement pour y remédier. Pire, parmi ces occidentaux qui partent plein d'enthousiasme et de belles intentions, la majorité fera, par inexpérience, manque de maturité ou pure bêtise, l'inverse de ce qu'il faudrait faire, et sûrement plus de dégâts que si elle n'était pas venue. » Regardons cela d’un peu plus près. A. Comment refaire le monde avec une truelle et un crayon ? Voici un extrait d’un article d’Odon Vallet, paru dans le journal La Croix qui illustre bien les absurdités de certaines démarches entreprises par des jeunes qui veulent « aider » les « pauvres pays du Sud » : « La truelle et le crayon » « Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un […]
Compte-rendu de rencontres entre étudiants sur le Développement Lyon, Novembre 2005 Suite à l'écriture d'un dossier intitulé "Le développement qu'en sais tu ?" nous avons animé 3 rencontres avec des étudiants Lyonnais autour de ce thème. Nous avons décidé à travers le présent document de faire un compte-rendu unique de ces trois différentes rencontres. Les idées exprimées ici sont donc le fruit de la pensée collective d'une quarantaine d'étudiants sur ce sujet. I. Pourquoi voulons nous partir "aider", "développer",… les pays du Sud ? C'est avant tout un choix personnel. Une envie de rencontre. Nous avons envie de participer à construire un monde plus en adéquation avec nos aspirations profondes de justice et d'égalité. Il y a bien sûr aussi une part de déculpabilisation. Nous savons que l'occident, est en partie à l'origine de la situation catastrophique actuelle. Cependant, la notion de responsabilité est à prendre en compte au jour le jour, à travers notre savoir-être, notre […]
Jusque dans les années 70, la société ladakhie était une société emprunte de relations humaines fortes entre les habitants de la région. Cette société a certainement aussi fabriqué des mécanismes d’exclusion ce qui est propre à chaque société. Cependant, les gens vivaient ensemble dans des villages une vie où chacun avait sa place, son utilité, tous étant au service de la communauté. Vie laborieuse aussi, bien sûr, mais où le dénuement matériel n'était pas signe de misère ni d'isolement, où la famine n'existait pas, où le travail n'était pas une aliénation. Les êtres humains se sentaient respectés et fiers d’être ladakhie. A partir des années 70, le Ladakh va « s’ouvrir au monde ». Sans verser dans un manichéisme excessif ou simplificateur, nous nous apercevons que petit à petit, le tourisme, l’influence occidentale et le modernisme vont bouleverser les repères et les mentalités. Pas à pas, le processus de "développement" va s'accompagner d'une montée du sentiment d'infériorité […]
Réflexions préalables au départ Depuis mon entré au sein de l’Ecole 3A (www.ecole3a.edu) une école qui mélange commerce et développement et se tourne principalement vers les « 3A » : Afrique, Amérique du Sud et Asie les questions sur le sens de partir faire de l’humanitaire ou travailler sur des projets de développement n’ont cessé d’augmenter. Ces réflexions m’ont progressivement mieux fait comprendre pourquoi je voulais pour mon stage de fin d’étude faire quelque chose de différent des stages que j’avais fait précédemment (en ONG et en Entreprise). Je commençais à sentir de manière diffuse que bien souvent, en voulant occuper un poste à responsabilité, je passais à côté de l’essentiel, c’est-à-dire de la rencontre avec ceux que je prétendais « aider ». L’idée même d’ « aider » me devenait de plus en plus insupportable. En ouvrant petit à petit mes yeux restés grand fermés, je me suis aperçus que beaucoup de projets qui voulaient « aider » et « améliorer la vie des gens » […]
Le 17 décembre dernier, les occupants roms d'un squat à Lyon sont évacués par les forces de l'ordre et jetées à la rue, sous la neige et la bienveillance des matraques. Ce fait d'hiver étant légitimé par la loi Loppsi 2 qui est en train d'être adoptée par l'assemblée nationale. Une loi, qui entre autres réjouissances, interdit l'habitat "précaire" (le vocabulaire est choisi...); à savoir tentes, yourtes, caravanes, fourgons...tout contrevenant sera verbalisé, de même que la municipalité qui omettrait de le dénoncer à la préfecture, qui pourra ensuite décider de la destruction de l'habitat. Je repense aux sondages d'opinions qui élisaient régulièrement l'abbé Pierre personnalité préferée des français...belle brochette de faux-culs! Cette loi va fragiliser les plus démunis, entre autres ce peuple multiple et complexe que l'administration nomme "gens du voyage". Il est facile de s'acharner sur un peuple qui sort de près de 500 ans d'esclavage, d'un holocauste, et soumis au rejet de […]
Nous reperons ce point de vue fort intéressant de Tierno Monénembo, écrivain guinéen, Prix Renaudot 2008 pour "Le Roi de Kahel" publié par le quotidien "Le Monde" le 4 janvier 2011 ------ Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui, on lui choisit ses "démocrates". Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à la confusion. Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : "tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère […]